Enfant en reportage photo autour du lac d'Armaille AIN

Nos jeunes Bugistes ont du talent : deux reportages à découvrir !

Pendant les vacances de la Toussaint, douze enfants du Bugey, âgés de 8 à 12 ans, ont participé à un atelier d’Éducation aux Médias et à l’Information (EMI). Organisé par le foyer rural de Ceyzerieu en partenariat avec l’association Story MILCATS, cet atelier leur a permis de s’initier aux bases du journalisme audiovisuel.
Résultat ? Deux vidéos authentiques et captivantes qui mettent à l’honneur notre agriculture locale et les circuits courts.

Vidéo 1 : La ferme du Marais
Découvrez le quotidien de Fanny, éleveuse engagée dans la vente directe. Nos reporters en culotte courte se sont plongés dans l’univers de cette ferme qui allie pratiques éthiques et proximité avec les consommateurs. De l’élevage des cochons à la transformation sans additifs, ce reportage met en lumière les valeurs des circuits courts.

Vidéo 2 : Les Petits Paniers de Ceyzerieu
Plongez dans l’univers des circuits courts à travers l’association Les Petits Paniers. Cette association permet aux consommateurs de rencontrer directement les producteurs locaux et d’acheter des produits frais et de saison. Une immersion riche, filmée et racontée par nos jeunes talents avec tous les incroyables Bugistes qui se sont prêtés au jeu de l’interview filmée ! Merci à Eux !

Si vous souhaitez organiser un atelier, écrivez-nous à : nberg@longstorylab.net
Ou bien, nous aider dans nos actions et notre développement en répondant à ce questionnaire, nous vous en serions extrêmement reconnaissants

Menu du restaurant de la ferme du Marais 01 - Bugey Sud

Producteurs locaux : quand le circuit court nourrit la confiance.

À la ferme du Marais, les producteurs misent sur l’éthique et la proximité. Une leçon de circuits courts pour les enfants reporters du Bugey.

Les âne à l'entrée de la ferme du Marais Bugey Sud

Pendant deux jours, douze enfants du Bugey ont enquêté sur les circuits courts à la ferme du Marais. Une agriculture locale, éthique et respectueuse des cycles naturels, où producteurs et consommateurs tissent des liens directs, loin des grandes chaînes.

Immersion pédagogique : à la rencontre des producteurs

Les 24 et 25 octobre, douze enfants reporters se sont aventurés sur les chemins du Bugey Sud pour découvrir une agriculture différente. Leur terrain ? : la ferme du Marais. Cet atelier d’éducation aux médias, organisé par le foyer rural de Ceyzerieu et Story MILCATS, les a plongés dans le quotidien des producteurs locaux.
Encadrés par Nadia Berg, journaliste, et Adèle Voulhoux, lycéenne, ils ont observé, interrogé et filmé. Leur sujet : comprendre comment les circuits courts permettent aux agriculteurs de nourrir leurs voisins tout en respectant l’humain, le monde animal, mais également la nature dans laquelle ils évoluent et le développement économique du territoire.

Découvrez le reportage réalisé par Clara, Fanelly, Jules, Camille, Guillemette, Maya, Pema, Izia, Icare, Luce, Louise et Leïla sur la Ferme du marais (01)

Une ferme engagée et éthique

À la ferme du Marais, on élève des cochons, on transforme sur place, et on vend directement au consommateur. Pas de label bio ici, mais des pratiques qui s’en rapprochent : alimentation et transformation sans additifs, rotation des pâtures et soin des animaux. Fanny, qui gère l’exploitation avec sa mère et son petit frère, explique que leur modèle s’appuie sur des valeurs éthiques, alliant respect des bêtes, de la nature et des clients.
Pour les consommateurs, l’absence de label n’est pas un frein. Ils viennent ici pour la qualité et la transparence. En discutant avec Fanny, ils savent d’où viennent les produits et comment ils sont fabriqués. Ce lien direct est la clé.
Les enfants ont découvert cet engagement dans le magasin de la ferme, où Fanny prépare les commandes. Chaque étape, de l’élevage à la mise sous vide, puis à la vente, est maîtrisée sur place. Une autonomie qui garantit traçabilité et confiance.

Les circuits courts, une agriculture plus humaine ?

La vente directe à la ferme, adoptée par 23 % des 389 779 exploitations françaises, reste le canal principal pour les circuits courts. Cela représente donc 90 024 exploitations agricoles en 2020.
En Auvergne-Rhône-Alpes, les circuits courts concernent près de 14 300 exploitations sur les  48 493 que concentre la région en 2020. Dans ces fermes, éthique et proximité se supplante parfois aux labels : les consommateurs rencontrent les producteurs et jugent par eux-mêmes.
Cette relation de confiance se retrouve aussi dans des structures comme l’association Les Petits Paniers de Ceyzerieu. Elle réunit des maraîchers, des éleveurs et des producteurs en cours de conversion bio. Ici encore, pas de circuits impersonnels : chaque produit vendu porte l’histoire de celui qui l’a cultivé, une histoire que nous vous raconterons en image la semaine prochaine grâce, de nouveaux, à nos journalistes en herbe.
Les circuits courts ne profitent pas qu’aux consommateurs. Pour les producteurs, ils assurent une rémunération juste et un modèle économique équitable. Dans la région, ces exploitations mobilisent en moyenne 1,8 fois plus de main-d’œuvre que celles en filière longue, tout en limitant l’impact écologique.

Les enfants reporters en action

L’atelier a permis aux enfants de poser des questions, de filmer et de comprendre. « Comment on élève un cochon ? », demande l’un d’eux. Fanny détaille : une alimentation locale, des soins constants et un suivi des cycles naturels.

Ils découvrent aussi les contraintes liées à ce métier. « On travaille avec nos valeurs, c’est important. Nous ne savons pas si ce sont les meilleures, mais ce sont les nôtres…]». Elle précise également qu’ils privilégient la vente directe et la transformation sans additif pour respecter leurs bêtes et leurs clients.

Photo du Menu du restaurant de la ferme du Marais 01 - Bugey Sud

Une agriculture vivante dans le Bugey Sud

Le Bugey Sud, c’est 247 exploitations agricoles, dont 85 pratiquent les circuits courts. La majorité sont de petites structures, comme la ferme du Marais. Ce tissu agricole repose sur des valeurs d’échange, de durabilité et de proximité.
Ces pratiques trouvent un écho chez les habitants. À travers des associations comme Les Petits Paniers ou des initiatives locales, les consommateurs renouent avec ceux qui les nourrissent. L’absence de label ne remet pas en question la qualité des produits. Au contraire, la relation directe entre producteurs et acheteurs renforce cette confiance.

Transmettre des valeurs

Pendant deux jours, les enfants reporters ont plongé dans un modèle agricole qui lie nature, proximité et éthique. À travers leurs micros et caméras, ils ont documenté des pratiques où producteurs et consommateurs se rencontrent et partagent des valeurs communes.

La ferme du Marais en est un exemple. Sans label, mais avec des pratiques responsables et une volonté de transparence. Une agriculture qui nourrit bien plus que les assiettes.

Une carte interactive pour valoriser les producteurs locaux

La communauté de communes Bugey Sud soutient ces initiatives à travers son Projet Agricole et Alimentaire Territorial (PAAT). Une carte interactive, en partenariat avec l’ADABIO, recensera les producteurs locaux et leurs offres. Les agriculteurs désireux d’y figurer peuvent se recenser ici : https://aurabio.limesurvey.net/599161?LANG=FR 

Découvrez le reportage réalisé par Clara, Fanelly, Jules, Camille, Guillemette, Maya, Pema, Izia, Icare, Luce, Louise et Leïla sur « Les Petits Paniers » (01)

Photo de l'article de presse du progres relatant l'atelier connexion deconnexion avec le programme erasmus et l'association story MILCATS

Retour sur l’atelier photographique ERASMUS : Une rencontre sensorielle au cœur du Bugey Sud

Il y a un an, les élèves du Lycée du Bugey ont eu l’opportunité unique de participer à un atelier photographique interculturel, en collaboration avec des étudiants irlandais du Lycée de Monaghan, dans le cadre du programme Erasmus. Ce projet pédagogique intitulé « Connexion / Déconnexion – Randonnée Photographique Sensorielle à Bugey Sud » a marqué un tournant pour ces jeunes Européens, qui ont découvert l’art de la photographie tout en renforçant les liens culturels entre leurs pays.

Organisé par l’association locale Story MILCATS, cet atelier a offert aux élèves français et irlandais une immersion dans les paysages du Bugey Sud, tout en les invitant à réfléchir à notre relation moderne à la technologie et à son impact sur nos interactions avec le monde. En utilisant des appareils numériques et argentiques, les élèves ont ainsi exploré, au sens métaphorique, la thématique de la connexion et déconnexion, confrontant l’immédiateté du numérique à la lenteur réfléchie de l’argentique.

Une rencontre culturelle et artistique réussie

La première phase de l’atelier a conduit les élèves dans une randonnée photographique de 10 km à travers les paysages du Bugey Sud. Encadrés par Nadia Berg et Olga Kravets, les lycéens ont perfectionné leurs compétences photographiques tout en échangeant avec leurs pairs irlandais. La randonnée s’est achevée par une visite à la Micro-Folie de la Casavava, un tiers-lieu culturel situé à Marignieu, où les élèves ont découvert un espace de diffusion artistique et d’innovation culturelle. Cette visite a permis d’enrichir encore davantage leur expérience sensorielle et créative, en les connectant aux collections artistiques et culturelles des collections de France.

Ces échanges interculturels se sont poursuivis lors de la phase d’édition. Les élèves (cette fois-ci, uniquement nos jeunes Bugistes), encadrés par la curatrice internationale Anna Zekria, ont appris à sélectionner et à retoucher leurs clichés pour raconter une histoire. Ce processus leur a permis d’affiner leur sens critique et artistique, aboutissant à des œuvres puissantes et évocatrices. Mais également de réfléchir à la lecture et l’interprétation de l’image, de mieux comprendre l’importance des légendes et du travail journalistique sous-jacent dans les publications médiatiques.

Une exposition au-delà des frontières

L’atelier s’est clôturé par une exposition en Irlande, où les photographies prises par les élèves ont été présentées dans une galerie à Monaghan. Cette exposition a célébré la créativité des participants, mais aussi l’esprit de collaboration et de dialogue interculturel qui a marqué l’ensemble du projet. Ce retour d’expérience témoigne de la réussite de l’initiative, tant sur le plan artistique que pédagogique.

Un appel à de nouvelles collaborations

Forte du succès de cet atelier, l’association Story MILCATS invite désormais les enseignants et établissements scolaires à collaborer avec elle pour développer de nouveaux ateliers d’Éducation aux Médias et à l’Information (EMI). En s’appuyant sur des thématiques actuelles et créatives, comme celles explorées lors de ce projet Erasmus, Story MILCATS aspire à enrichir l’expérience des élèves à travers des formats variés mêlant art, science et culture.

Que vous soyez enseignant, responsable pédagogique ou simple curieux, n’hésitez pas à contacter Story MILCATS pour imaginer ensemble de futurs projets. Ensemble, construisons des ateliers qui stimulent la curiosité, la créativité et l’esprit critique des jeunes générations, tout en renforçant les ponts entre cultures et disciplines.


Pour prolonger cette expérience, vous pouvez visionner les diaporamas réalisés par les élèves ainsi qu’une petite sélection de leurs productions collectives à la fin de cet article.
Et pour plus d’informations sur les ateliers EMI, contactez Story MILCATS dès aujourd’hui !

Teaser de l’atelier sur le thème « Amitié » choisis par les lycéen du Lycée du Bugey