Afin de nous permettre de vous proposer des actions EMI et un journal qui vous ressemble, nous vous proposons de répondre à ce petit questionnaire qui nous aidera à rester au plus proche de vos attentes et de vos goûts !
Valleys & Plains : Une résidence immersive entre musique et technologie
De mai à septembre 2024, le duo musical Valleys & Plains, composé de Stéphane Montigny et Olivier Goulet, a été accueilli en résidence hybride par l’association Story MILCATS à La Charmeuse. Cette résidence de six mois a permis au groupe de travailler sur un projet mêlant musique électronique, expérimentale et scénographie interactive.
Avec l’appui de l’écosystème LongStoryLab, le duo a développé sept tableaux visuels projetés en arrière-scène, conçus par le studio Gyom.net, ainsi que des hologrammes représentant leurs avatars. Nadia Berg, présidente de Mutin(R)y prod, a dirigé la conception artistique des décors. En parallèle, Gyom.net et Mutin(R)y poursuivent les recherches pour intégrer des outils tels que le pilotage automatique des lumières par fréquence sonore et la création d’avatars interactifs en 3D temps réel.
Deux concerts ont marqué cette résidence. En mai 2024, une première représentation a eu lieu au Café de la Place à Virieu-le-Grand, tandis que le concert de restitution en septembre, à La Casa Vava, a présenté le projet dans son intégralité. À cette occasion, Brunhild Ferrari a participé en présentant son œuvre Le Piano Englouti et le film Spontané IV de Luc Ferrari.
Story MILCATS travaille à étendre ce projet en poursuivant le développement technique, l’immersif et l’interactif, notamment, et reste en recherche de nouvelles opportunités de diffusion. Une démarche artistique, une résidence créative où la technologie et la musique s’entrelacent pour explorer de nouveaux formats de scène et d’interaction avec le public.
Marcela : Une étape musicale généreuse et sensible
Durant l’été 2024, le groupe de musique Marcela a fait une halte à La Charmeuse, accueillis par l’association Story MILCATS, dans le cadre de leur tournée estivale. L’association a offert un accueil au groupe leur permettant de se reposer et de découvrir le Bugey grâce à la mise à disposition des lieux et au soutien des bénévoles de l’association.
En retour, Marcela a partagé un moment unique avec les habitants à travers un atelier sur le chant tzigane. La rencontre s’est conclue par un concert dans la cour de l’école de Ceyzérieu, rassemblant un public enthousiaste, venu danser et découvrir cette musique vibrante venue de l’Est.
Cet échange illustre la volonté de Story MILCATS de créer des ponts entre cultures tout en valorisant la richesse de son territoire grâce à des rencontres artistiques et humaines.
Anna Zekria : une résidence qui explore les mémoires individuelles et collectives à travers l’art et les archives.
De novembre 2023 à février 2024, l’association Story MILCATS a accueilli Anna Zekria à la résidence La Charmeuse pour développer son projet artistique Mémoires d’Afghanistan “Afghan memories”. Originaire d’une famille afghano-russe, Anna a mené une exploration de ses souvenirs personnels tout en les confrontant aux récits historiques et aux archives visuelles.
Son travail s’est articulé autour d’un dialogue artistique entre plusieurs médiums : les archives photographiques d’Alfred Yaghobzadeh, les peintures à l’acrylique et aquarelle qu’elle a réalisées, et des textes écrits pendant la résidence. Ce processus a permis à Anna de revisiter son passé tout en mettant en lumière les fractures et les continuités d’un pays marqué par les conflits.

Outre son travail personnel, Anna a contribué à la vie culturelle locale. Elle a animé un atelier scolaire dans le cadre du programme Erasmus Connexion-Déconnexion, axé sur les enjeux des médias et de l’information. Elle a également présenté une conférence sur la photographie documentaire russe au Café de la Place à Virieu-le-Grand, partageant son expérience et ses réflexions avec le public.
La restitution de son projet s’est tenue lors d’un week-end d’exposition, du 2 au 4 février 2024, attirant plus de 150 visiteurs. Mémoires d’Afghanistan a offert une vision intime et artistique, enrichie par les archives photographiques d’Alfred Yaghobzadeh, qui ont apporté une profondeur historique au travail pictural et textuel d’Anna.
Soutenue par Urgent Action Fund, le Rory Peck Trust et les bénévoles de Story MILCATS, cette résidence reflète l’engagement de l’association à accompagner des artistes en exil tout en promouvant des projets mêlant art et mémoire.
L’association Story MILCATS travaille actuellement à l’élaboration d’une visite virtuelle de l’exposition Mémoires d’Afghanistan afin de rendre ce projet accessible à un plus large public. Par ailleurs, des démarches sont en cours pour organiser la diffusion de l’exposition dans d’autres lieux en France et en Europe. Pour en savoir plus ou collaborer, vous pouvez contacter Story MILCATS directement.
Résidence d’Olga Kravets : Finalisation du manuscrit « Plus de terreur qu’Allah »
Avant la création officielle de Story Milcats, Olga Kravets, journaliste et photojournaliste, a consacré une résidence à l’écriture de Plus de terreur qu’Allah. Cet ouvrage s’appuie sur les témoignages de sept Russes convertis à l’islam pour explorer la répression systémique dont ils sont victimes en Russie. Ces convertis, perçus comme des traîtres par le régime, subissent discriminations, tortures, et exils forcés.

À travers ces récits, Olga décrit une machine répressive qui cible d’abord les minorités avant de s’étendre à toute la société, un phénomène qu’elle rapproche de l’évolution de la Russie sous Vladimir Poutine. Elle analyse aussi les motivations spirituelles et les parcours variés de ses protagonistes, depuis un ancien nationaliste jusqu’à une militante pro-gouvernement devenue exilée.
Cette résidence a permis à Olga d’approfondir ses recherches et de finaliser son livre, publié après le déclenchement de la guerre en Ukraine en 2022, révélant la continuité des mécanismes répressifs. Cette première résidence a posé les bases des engagements de Story Milcats : accompagner des récits ancrés dans le réel et porteurs de réflexion sur des enjeux contemporains.
Producteurs locaux : quand le circuit court nourrit la confiance.
À la ferme du Marais, les producteurs misent sur l’éthique et la proximité. Une leçon de circuits courts pour les enfants reporters du Bugey.

Pendant deux jours, douze enfants du Bugey ont enquêté sur les circuits courts à la ferme du Marais. Une agriculture locale, éthique et respectueuse des cycles naturels, où producteurs et consommateurs tissent des liens directs, loin des grandes chaînes.
Immersion pédagogique : à la rencontre des producteurs
Les 24 et 25 octobre, douze enfants reporters se sont aventurés sur les chemins du Bugey Sud pour découvrir une agriculture différente. Leur terrain ? : la ferme du Marais. Cet atelier d’éducation aux médias, organisé par le foyer rural de Ceyzerieu et Story MILCATS, les a plongés dans le quotidien des producteurs locaux.
Encadrés par Nadia Berg, journaliste, et Adèle Voulhoux, lycéenne, ils ont observé, interrogé et filmé. Leur sujet : comprendre comment les circuits courts permettent aux agriculteurs de nourrir leurs voisins tout en respectant l’humain, le monde animal, mais également la nature dans laquelle ils évoluent et le développement économique du territoire.
Découvrez le reportage réalisé par Clara, Fanelly, Jules, Camille, Guillemette, Maya, Pema, Izia, Icare, Luce, Louise et Leïla sur la Ferme du marais (01)
Une ferme engagée et éthique
À la ferme du Marais, on élève des cochons, on transforme sur place, et on vend directement au consommateur. Pas de label bio ici, mais des pratiques qui s’en rapprochent : alimentation et transformation sans additifs, rotation des pâtures et soin des animaux. Fanny, qui gère l’exploitation avec sa mère et son petit frère, explique que leur modèle s’appuie sur des valeurs éthiques, alliant respect des bêtes, de la nature et des clients.
Pour les consommateurs, l’absence de label n’est pas un frein. Ils viennent ici pour la qualité et la transparence. En discutant avec Fanny, ils savent d’où viennent les produits et comment ils sont fabriqués. Ce lien direct est la clé.
Les enfants ont découvert cet engagement dans le magasin de la ferme, où Fanny prépare les commandes. Chaque étape, de l’élevage à la mise sous vide, puis à la vente, est maîtrisée sur place. Une autonomie qui garantit traçabilité et confiance.
Les circuits courts, une agriculture plus humaine ?
La vente directe à la ferme, adoptée par 23 % des 389 779 exploitations françaises, reste le canal principal pour les circuits courts. Cela représente donc 90 024 exploitations agricoles en 2020.
En Auvergne-Rhône-Alpes, les circuits courts concernent près de 14 300 exploitations sur les 48 493 que concentre la région en 2020. Dans ces fermes, éthique et proximité se supplante parfois aux labels : les consommateurs rencontrent les producteurs et jugent par eux-mêmes.
Cette relation de confiance se retrouve aussi dans des structures comme l’association Les Petits Paniers de Ceyzerieu. Elle réunit des maraîchers, des éleveurs et des producteurs en cours de conversion bio. Ici encore, pas de circuits impersonnels : chaque produit vendu porte l’histoire de celui qui l’a cultivé, une histoire que nous vous raconterons en image la semaine prochaine grâce, de nouveaux, à nos journalistes en herbe.
Les circuits courts ne profitent pas qu’aux consommateurs. Pour les producteurs, ils assurent une rémunération juste et un modèle économique équitable. Dans la région, ces exploitations mobilisent en moyenne 1,8 fois plus de main-d’œuvre que celles en filière longue, tout en limitant l’impact écologique.
Les enfants reporters en action
L’atelier a permis aux enfants de poser des questions, de filmer et de comprendre. « Comment on élève un cochon ? », demande l’un d’eux. Fanny détaille : une alimentation locale, des soins constants et un suivi des cycles naturels.
Ils découvrent aussi les contraintes liées à ce métier. « On travaille avec nos valeurs, c’est important. Nous ne savons pas si ce sont les meilleures, mais ce sont les nôtres…]». Elle précise également qu’ils privilégient la vente directe et la transformation sans additif pour respecter leurs bêtes et leurs clients.

Une agriculture vivante dans le Bugey Sud
Le Bugey Sud, c’est 247 exploitations agricoles, dont 85 pratiquent les circuits courts. La majorité sont de petites structures, comme la ferme du Marais. Ce tissu agricole repose sur des valeurs d’échange, de durabilité et de proximité.
Ces pratiques trouvent un écho chez les habitants. À travers des associations comme Les Petits Paniers ou des initiatives locales, les consommateurs renouent avec ceux qui les nourrissent. L’absence de label ne remet pas en question la qualité des produits. Au contraire, la relation directe entre producteurs et acheteurs renforce cette confiance.
Transmettre des valeurs
Pendant deux jours, les enfants reporters ont plongé dans un modèle agricole qui lie nature, proximité et éthique. À travers leurs micros et caméras, ils ont documenté des pratiques où producteurs et consommateurs se rencontrent et partagent des valeurs communes.
La ferme du Marais en est un exemple. Sans label, mais avec des pratiques responsables et une volonté de transparence. Une agriculture qui nourrit bien plus que les assiettes.
Une carte interactive pour valoriser les producteurs locaux
La communauté de communes Bugey Sud soutient ces initiatives à travers son Projet Agricole et Alimentaire Territorial (PAAT). Une carte interactive, en partenariat avec l’ADABIO, recensera les producteurs locaux et leurs offres. Les agriculteurs désireux d’y figurer peuvent se recenser ici : https://aurabio.limesurvey.net/599161?LANG=FR
Guerre et paix éternelle de Joe Haldeman : quand la réalité rattrape… quelque peu… la fiction.
Dans un futur, pas si lointain, quand la guerre ne connait ni fin ni frontière, Joe Haldeman, nous offre une fresque intergalactique troublante. “Guerre et paix éternelles”, résonne aujourd’hui comme un avertissement pour notre civilisation d’homo numéricus.

En 1975, Joe Haldeman, tout juste revenu du Vietnam, publie “La guerre éternelle”. Ce roman de science-fiction devient immédiatement un classique en remportant en 1975 le prix Nebula puis en 1976 le prix Hugo. C’est la reconnaissance, non seulement de son habileté littéraire, mais aussi de sa critique, sans concession, de la guerre. Fils de militaire, Joe Haldeman n’était pas destiné à embrasser la carrière des armes. C’est pourtant dans la jungle Vietnamienne, armé d’une pelle plutôt que d’un fusil – dont il a toujours refusé de se servir — qu’il découvre l’absurdité et la violence des conflits. C’est cette expérience personnelle qui nourrit son œuvre et la richesse de son récit.
Étranger en sa demeure.

Avec son personnage principal, William Mandella (présent dans La Guerre éternelle et La Liberté éternelle), Haldeman nous plonge dans une guerre interstellaire contre un ennemi quasi inconnu, les Taurans. On ne sait ni comment ni pourquoi la première altercation a eu lieu, et les humains ignorent tout de leurs adversaires. Les combats, eux, s’étirent sur des siècles, dû à la dilatation temporelle des voyages à la vitesse de la lumière. Chaque mission de quelques mois de Mandella, durent en fait plusieurs décennies pour les humains restés sur terre, en cause : La relativité.
Cet état de fait rend le protagoniste principal, un étranger dans son propre monde. À chaque retour, il découvre une Terre qu’il ne reconnait plus, une société qui évolue sans lui. Haldeman, utilise cette distorsion temporelle comme une métaphore de l’aliénation des soldats, un écart émotionnel et psychologique que nombre de vétérans ressentent lorsqu’ils reviennent dans leur pays. À chaque mission, la paix devient de plus en plus une illusion et la réalité un point de vue de l’esprit ou du temps…
L’uniformisation contre la promesse de la stabilité et de la sécurité

Dans “La liberté éternelle”, second volet du cycle, Joe Haldeman décrit une société où l’individualité est étouffée au nom de la paix et de la stabilité. Les humains ne naissent plus, ils sont créés en éprouvette et génétiquement, quasi identique, partageant une conscience collective, effaçant toute singularité ou diversité culturelle. Cette société “pacifiée” impose un modèle unique et entraine la disparition du libre arbitre et des libertés individuelles au nom du bien commun. Haldeman dénonce ainsi une paix aliénante obtenue au prix de l’humanité elle-même.
La technologie au service de la déshumanisation.
Dans “La paix éternelle”, Haldeman nous transporte en 2043, une date étrangement familière. Dans ce futur, la guerre est régie par la technologie, et les soldats, restés aux États-Unis, contrôlent des « petits-soldats » – robots quasi indestructibles – via des connexions haptiques1. Déconnectés du champ de bataille, ces soldats n’expérimentent plus la réalité crue et brutale du combat, réduisant la guerre à un simple geste, une routine, facilement oubliée. Et l’oublie est d’autant plus simple qu’il peut être provoqué par un effacement de donnée directement dans le cerveau grâce à sa connexion haptique. En un clic, l’horreur est pardonnée, oubliée !
La réflexion que nous propose Haldeman est extrêmement actuelle et nous fait immédiatement penser à des projets modernes de connexions cerveau-machine, comme ceux de Neuralink, d’Elon Musk.
Jusqu’où cette fusion entre l’homme et la machine peut-elle aller sans nous dépouiller de notre humanité ? En quête de puissance et d’efficacité, ne risquons-nous pas de perdre ce qui nous rend humains, sacrifiant notre âme, notre humanité sur l’autel du progrès technologique et de l’efficacité économique ?

Une œuvre qui retentit comme une sirène d’alarme pour notre époque.
Près de cinquante ans après la publication du premier volume de cette fresque magistrale, “La guerre éternelle”, “Guerre et paix éternelles” est plus que jamais d’actualité. Les dilemmes soulevés par Haldeman – contrôle technologique, guerre sans fin et sacrifice des singularités individuelles – font échos à des enjeux tout à fait contemporains.
À l’ère des drones de guerre, des interfaces homme-machine et du transhumanisme, le monde qu’il décrit semble étrangement familier. Haldeman anticipe notre époque, où la guerre, même à distance, continue de déshumaniser les soldats, et où la technologie, loin de libérer, enferme l’individu dans un modèle imposé.
En nous confrontant aux ravages d’une société dominée par la technologie et les idéologies militaristes, Joe Haldeman ne nous met-il pas en garde contre nos propres désirs ? Une sécurité qui aliène, des ambitions hégémoniques qui dévorent l’âme… “Guerre et Paix éternelles” fait résonner l’absurdité de nos sociétés contemporaines. Ce miroir anamorphosé, mais visionnaire, nous interroge : jusqu’où sommes-nous prêts à aller pour une illusion de sécurité, pour gagner, pour diriger, que sommes-nous prêts à perdre ? Un livre à lire, sans aucun doute. À découvrir aux éditions Mnémo (recueil incluant deux nouvelles complétant le cycle).
- Ici, cette science est poussée à son paroxysme, avec un câble connecté au cerveau des soldats leur permettant de ressentir ce que fait leur robot, mais également d’être immergé dans les pensées et sensation du reste de leur peloton. ↩︎
Merci à Stéphane Damant pour les conseils et la relecture et Coline Irwin pour l’édition.
Sources de l’article :
Pour aller plus loin :
Boomer Traps : Quand l’IA piège les internautes vulnérables et exploite leurs émotions
Chaque jour, plus de 300 millions d’images circulent sur Internet. Parmi elles, de plus en plus sont générées par “IA” ou “intelligence artificielle” (un programme qui crée des images à partir de descriptions textuelles), brouillant la frontière entre fiction et réalité, entre le “vrai” du “faux”. On appelle « Boomer Traps » certaines de ces créations qui sont conçues pour capter l’attention et manipuler les internautes, en particulier les seniors et les moins familiers avec les technologies numériques. En s’appuyant sur des visuels suscitant l’émotion ou amplifiant les craintes identitaires, ces publications pièges exploitent les faiblesses des utilisateurs. Ces publications servent également les escrocs 2.0 (ou brouteurs) qui soutirent de l’argent aux plus vulnérables, partout dans le monde, et touche particulièrement les personnes les plus isolées ou âgées.
Comment fonctionnent ces images et quels risques représentent-elles pour notre société ?
Qu’est-ce qu’un Boomer Trap ?
Les Boomer Traps sont des images ou des contenus créés par IA et spécifiquement conçus pour manipuler un public peu familier des technologies numériques, en particulier les seniors. En jouant sur des thèmes traditionnels, religieux ou identitaires, ces visuels cherchent à susciter des réactions émotionnelles fortes. Bien que fictives, ces images semblent si réalistes qu’il devient difficile pour les internautes de faire la distinction entre ce qui est vrai et ce qui est fabriqué.

Nous avons tous vu passer cette image d’une bergère en tenue militaire qui se trouverait moins jolie que Lady Gaga ou Jennifer Lopez et qui, selon le texte accompagnant l’image, obtiendrait donc moins de “j’aime” que ces deux célébrités…
Et donc, bien qu’entièrement fabriqué via des outils IA, cette image a pu toucher des milliers de personnes, générant une chaîne de réactions sincères, des partages sur des groupes variés et polluant ainsi tous les fils d’actualité des internautes sur Facebook, Instagram et ou encore X (anciennement twitter). Si certains commentaires soulignent qu’il s’agit d’une image générée par IA, on retrouve en grande majorité des commentaires d’internaute émus, touchés par le storytelling de la publication et encourageant la jeune bergère. Pour eux, aucun doute, il s’agit d’une photo, d’une vraie…
Pourquoi les seniors sont les cibles des Boomer Traps : attirer et manipuler !
Les Boomer Traps poursuivent deux objectifs principaux :
1. Accroître la notoriété des pages
Sur les réseaux sociaux, la notoriété est devenue un bien monétisable. Plus une page génère de « j’aime » et de commentaires, plus les algorithmes augmentent sa visibilité, attirant de nouveaux abonnés et favorisant la monétisation. Les images fabriquées par IA, comme celle de la bergère, captent facilement l’attention avec des visuels émotionnels et polémiques, multipliant les réactions. Ces interactions massives permettent aux gestionnaires de pages d’augmenter leur audience, de vendre des publications sponsorisées, voire de revendre la page. Selon Social Media Today, une page à forte audience peut se monnayer entre 10 000 et 50 000 euros.
2. Escroquer les utilisateurs vulnérables
Les Boomer Traps sont aussi exploités par les « brouteurs », des escrocs souvent basés en Afrique de l’Ouest et en Asie du Sud-Est. Ces arnaqueurs ciblent les internautes crédules, en particulier les seniors. Ils utilisent les Boomer Traps pour repérer les utilisateurs sensibles aux messages émotionnels. Après avoir suscité leur intérêt, les brouteurs les contactent via de faux profils, se présentant comme des proches ou des interlocuteurs bienveillants. Ils exploitent ensuite la confiance des victimes pour obtenir des informations personnelles et des transferts d’argent sous de faux prétextes. Selon Interpol, en 2022, ces escroqueries numériques ont coûté plus de 1,3 milliard d’euros à l’échelle mondiale.
Les réseaux sociaux : des amplificateurs de fausses informations
Les réseaux sociaux comme Facebook et Instagram (Groupe META) sont des amplificateurs idéaux pour les Boomer Traps. Les algorithmes de ces plateformes, conçus pour maximiser le temps d’engagement, privilégient les contenus générant des réactions émotionnelles fortes. Selon la Mozilla Foundation 12 % des contenus recommandés sur les plateformes enfreignent les normes de la communauté, favorisant souvent la diffusion de fausses informations.
Les chaînes de mails participent également à l’expansion des Boomer Traps, en particulier chez les seniors. Souvent transmis par des amis ou des proches, ces courriels incitent les destinataires à partager « pour la bonne cause » ou à « protéger leurs proches », créant une diffusion en chaîne. Les messages envoyés par des contacts de confiance renforcent la crédibilité des informations non vérifiées, ce qui réduit la vigilance des destinataires.
En 2019, un article de science advance révèle que les internautes de plus de 65 ans partagent en moyenne sept fois plus de fausses informations que les jeunes générations. Cette tendance accentue la diffusion des Boomer Traps, amplifiant leur portée émotionnelle et leur impact. Et si, finalement, l’éducation aux médias et à l’information, était davantage nécessaire chez nos ainés ?
Pour apprendre à mieux se servir de son téléphone et des médias sociaux : atelier Story MILCATS. Maitriser la création de contenu avec votre smartphone et autres méandres du web et des réseaux sociaux. Pour tous, dès 14 ans
pour s’initier à l’intelligence artificielle : conférence Story MILCATS en partenariat avec Obatala à l'espace rameau 2024-2025. Les dates bientôt en ligne.
Les Boomer Traps dans les campagnes électorales : Comment l’IA manipule nos émotions !

Les Boomer Traps prennent une tournure inquiétante dans les campagnes électorales, où ils deviennent des outils de manipulation émotionnelle et de polarisation de l’opinion publique. Lors des campagnes européennes et législatives françaises de 2024, l’extrême droite a largement eu recours à l’intelligence artificielle pour diffuser des messages anti-immigration et anti-Europe. C’est l’ONG AI Forensics qui le révèle dans un rapport de juillet 2024. Ces images, diffusées sur Facebook, Instagram et X, visaient clairement à jouer sur les émotions des internautes et à renforcer un sentiment de menace afin de polariser le débat sur les sujets que ces partis souhaitaient mettre au-devant du débat public et de l’attention des français.
En 2023,c’est au moment des manifestations contre le projet de loi sur les retraites que c’était répandu sur la toile de fausses images sur les violences policières. Des policiers en tenue anti-émeute face à des manifestants âgés et ensanglantés a été diffusé avec des légendes suggestives, amplifiant la perception d’une répression brutale (ref: France 3 Régions Le Monde.fr Factuel). Même si cette image a été très vite démentie par des experts et alors que son créateur, Régis Gonzalez, artiste contemporain, précise qu’il s’agit d’une œuvre de satire intitulée « Fakumentary 2043 », le mal était est fait et le message bien ancré dans la tête des internautes.

Ce type de publication bénéficie de l’amplification des réseaux sociaux et de leurs algorithmes qui privilégient les contenus suscitant de fortes réactions émotionnelles : colère, haine, nostalgie… Elles sont souvent partagées avec des textes et des hashtags populaires liés à l’actualité politique, à l’immigration, aux valeurs traditionnelles, à la religion… Elle conforte la polarisation du débat et la méfiance envers les autorités et les médias. Ces stratégies d’influence visuelle exploitent le biais de confirmation des utilisateurs, les exposant davantage aux contenus qui renforcent leurs croyances existantes.
En détournant l’attention des citoyens des informations factuelles et vérifiées, les Boomer Traps polarisent le débat public et compromettent la qualité du processus démocratique.
L’avenir d’un monde numérique saturé de fictions
Avec l’évolution rapide des outils d’IA, les Boomer Traps et autres deepfakes (une vidéo truquée qui peut montrer une personne dire ou faire quelque chose qu’elle n’a jamais dit ou fait) devraient continuer à se multiplier et à déstabiliser nos systèmes d’informations et nos institutions. À terme, des vidéos d’apparence réelle, mais entièrement truquées, pourront influencer les opinions publiques à grande échelle, posant des défis immenses pour la régulation des contenus en ligne et l’information des citoyens. L’éducation aux techniques de vérification et la sensibilisation (EMI) des citoyens apparait plus que jamais essentielles pour défendre une information authentique dans un monde où l’illusion devient de plus en plus difficile à différencier du réel.
Comment repérer et se prémunir contre les Boomer Traps ?
- Vérifiez les détails : Les outils IA comme DALL-E ou Midjourney produisent souvent des erreurs dans les détails fins (par exemple, un nombre incorrect de doigts, des symétries bizarres ou des arrière-plans flous).
- Utilisez une recherche d’image inversée : Des plateformes comme Google Images ou TinEye permettent de retrouver la source d’une image et de vérifier si elle a été utilisée ailleurs en ligne.
- Observez le contexte : Les Boomer Traps floutent souvent l’arrière-plan ou montrent des éléments irréalistes ; si une image semble « trop parfaite » ou étrange, méfiez-vous.
- Restez attentif aux émotions : Si une image déclenche une réaction émotionnelle intense, prenez le temps de vérifier avant de la partager.
Lexique des termes techniques
IA (Intelligence Artificielle) : Technologie permettant à des systèmes informatiques de simuler certaines fonctions de l’intelligence humaine, comme l’apprentissage, la prise de décision ou la création d’images réalistes. L’IA est utilisée pour générer des contenus (textes, images, vidéos) capables de paraître authentiques.
Boomer Trap : Image ou contenu généré par IA visant spécifiquement à attirer l’attention des internautes peu habitués aux technologies numériques, en particulier les seniors. Ces contenus, souvent émotionnels, sont conçus pour susciter des réactions immédiates et, dans certains cas, manipuler ou arnaquer leurs cibles.
Deepfake : Technique de falsification numérique utilisant l’IA pour créer des vidéos truquées, où le visage ou la voix d’une personne est manipulé(e) pour dire ou faire des choses qu’elle n’a jamais faites. Les deepfakes sont souvent utilisés dans des contextes de désinformation.
Brouteur : Terme désignant un escroc numérique, souvent basé en Afrique de l’Ouest, qui utilise des techniques de séduction et des récits fictifs pour tromper ses victimes et leur soutirer de l’argent. Les brouteurs opèrent principalement via les réseaux sociaux et les plateformes de messagerie.
Algorithme : Programme ou ensemble de règles automatisées qui guide le fonctionnement des plateformes numériques (comme Facebook ou YouTube) pour organiser et classer les contenus. Dans le contexte de cet article il s’agit : d’algorithmes conçus pour maximiser l’engagement des utilisateurs en favorisant les contenus susceptibles de générer des réactions émotionnelles, et donc d’être plus largement diffusés.
Engagement : Mesure de l’interaction d’un utilisateur avec un contenu en ligne, exprimée par des « likes », des commentaires, des partages, et autres réactions. Plus un contenu suscite de l’engagement, plus il est mis en avant par les algorithmes de la plateforme, augmentant ainsi sa visibilité.
Chaînes de mails : Suite de messages transmis par mail d’une personne à une autre, souvent en masse. Ces chaînes de mails peuvent contenir des informations non vérifiées ou des alertes émotionnelles (comme des appels à l’aide ou des informations choquantes), encourageant les destinataires à les partager avec leurs contacts, ce qui amplifie leur diffusion.
Contenu viral : Contenu qui, grâce à des réactions massives et à l’amplification par les algorithmes ou par le partage direct, se répand rapidement et atteint un large public. Les contenus viraux sont souvent des messages qui suscitent des réactions émotionnelles fortes, comme la surprise, l’indignation ou la nostalgie.
Monétisation sur les réseaux sociaux : La monétisation sur les réseaux sociaux désigne le processus par lequel une personne, une marque ou un compte tire des revenus de ses activités en ligne. Cela se fait en exploitant l’audience et l’engagement de ses abonnés pour générer des gains financiers. Les méthodes de monétisation incluent :
Publications sponsorisées : Les marques paient les influenceurs ou pages populaires pour promouvoir leurs produits ou services dans des publications spécifiques.
Affiliation : Les comptes partagent des liens vers des produits ou services, recevant une commission pour chaque clic ou achat généré par leur audience.
Vente de produits ou services : Certains créateurs utilisent leur notoriété pour vendre directement leurs propres produits, cours ou services à leurs abonnés.
Contenus exclusifs : Des plateformes comme YouTube ou Patreon permettent aux créateurs de proposer des abonnements payants pour du contenu exclusif.
Publicité intégrée : Sur des plateformes comme YouTube, des publicités automatiques apparaissent pendant les vidéos, générant un revenu pour les créateurs basé sur les vues.
La monétisation repose essentiellement sur la capacité d’un compte ou d’une page à attirer et à maintenir l’attention des utilisateurs. Plus une audience est engagée, plus les opportunités de gains sont nombreuses, d’où l’importance pour de nombreux créateurs de contenus de développer une communauté active et fidèle.
Les Sources pour cet article :
Social Media Today – Monétisation des pages virales et réseaux sociaux :
https://www.socialmediatoday.com/
Interpol – Rapport 2022 sur la cybercriminalité et les fraudes en ligne :
https://www.interpol.int/News-and-Events/News/2022/Cybercrime-report-2022
AI Forensics – Utilisation de l’IA dans les campagnes électorales françaises de 2024 :
https://aiforensics.org/work/french-elections-2024
Mozilla Foundation – Étude sur la propagation des fausses informations et le rôle des algorithmes :
https://foundation.mozilla.org/en/campaigns/misinformation/
Science Advances – Étude de Princeton et NYU sur le partage de fausses informations par les personnes âgées :
https://www.science.org/doi/10.1126/sciadv.aau4586
Hootsuite – Impact des réseaux sociaux sur les comportements d’achat :
https://www.hootsuite.com/resources/social-media-statistics
Influencer Marketing Hub – Revenus des influenceurs et monétisation sur les réseaux sociaux :
https://influencermarketinghub.com/
FranceTV Info – Article sur l’utilisation de l’IA par l’extrême droite dans les campagnes électorales françaises :
https://www.francetvinfo.fr/elections/l-extreme-droite-a-utilise-l-intelligence-artificielle-pour-faire-passer-ses-messages-pendant-la-campagne_6645876.html
Digital Services Act (DSA) – Texte officiel du règlement européen encadrant les plateformes numériques, y compris la gestion des deepfakes :
https://ec.europa.eu/digital-strategy/our-policies/digital-services-act-ensuring-safe-and-accountable-online-environment_en
Loi contre la manipulation de l’information (France) – Loi française de 2018 visant à encadrer la transparence des contenus sponsorisés et à lutter contre la désinformation :
https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000037847559/
Pew Research Center – Étude sur l’impact de l’IA et de la désinformation dans les campagnes électorales américaines :
https://www.pewresearch.org/
Brouteurs, qui sont-ils ? : https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/le-choix-franceinfo/temoignage-il-etait-toute-ma-vie-en-l-espace-de-quelques-jours-qui-sont-les-brouteurs-ces-escrocs-qui-jouent-avec-les-sentiments-de-leurs-victimes_6453431.html
Newsletter Octobre 2024
Newsletter de Rentrée 2024 – Story Milcats
Bonjour à tous,
La rentrée est là (bon ok, on est à la bourre sur la newsletter de rentrée), on fait le plein de nouvelles (que l’on était justement bien trop occupées à fabriquer pour vous en parler). Voici un aperçu des projets, ateliers et événements qui rythmeront l’année 2024/2025 et un petit récap sur ce qui s’est passé ces six derniers mois. Rejoignez-nous dans cette aventure Bugiste !
Les nouveautés
Cette année, Story Milcats élargit son offre culturelle. Aux côtés du foyer rural de Ceyzérieu et de l’Espace Rameau / association Obatala, nous proposons de nouveaux ateliers, allant de la création de serious-games et d’histoires interactives à la réalisation de documentaires et la création de contenus vidéo avec smartphone. Les nouvelles technologies sont un peu à l’honneur avec un cycle de conférence sur l’IA, mais c’est également avec le lancement de nos nouvelles rubriques sur “Petit Bugiste et Grand Curieux” que nous espérons vous offrir une nouvelle fenêtre sur le monde d’ici ou de là-bas, avec la mise en avant d’artistes, de scientifiques, de créateurs, de penseurs…

Nous travaillons également sur la refonte de notre site internet, qui centralisera toutes les informations de l’association. Vous en avez déjà un aperçu ici https://www.residence-storymilcats.com/, vous y retrouverez aussi nos newsletters que vous pourrez partager à l’envie !
Vous souhaitez contribuer ? Nous serions heureux de recevoir votre aide, que ce soit pour la rédaction, les images ! Pour cela, nous vous formons pour que votre activité bénévole vous serve aussi dans la vie de tous les jours. Meilleure maîtrise de WordPress, des outils IA, de l’image, ou simplement meilleure compréhension des médias, nous sommes là pour vous accompagner, vous nous aidez !
Par ailleurs, notre résidence transdisciplinaire est en cours de rénovation pour mieux accueillir artistes, auteurs et journalistes. Ce travail va nous prendre pas mal de temps et nous ne serons donc pas en capacité d’accueillir de nouveaux pensionnaires avant juin 2025. Si vous avez des compétences manuelles, n’hésitez pas non plus à le faire savoir, on offre de bons repas contre quelques heures de votre temps…

Pendant le temps des travaux nous transférons nos bureaux à l’espace Rameaux à Belley, pour l’ensemble des entités de LongStoryLab (Mutin(R)y Production, Gyom.net, Story MILCATS et “Petit Bugiste et Grand Curieux”).
Vous pourrez nous y retrouver à partir de la fin octobre. PBGC restera basé à l’espace Rameaux, car nous avons l’immense chance de pouvoir développer nos activités médias dans un des studios insonorisés mis à disposition par Obatala pour les ateliers EMI.
Nos Ateliers



Nos ateliers d’Éducation aux Médias et à l’Information (EMI) sont désormais accessibles ‘(Y compris via le Pass Culture grâce à nos partenaires):
– Création de vidéos avec smartphone
– Documentaire : un point de vue sur le monde
– Création de serious-games avec IA
– Atelier stop motion (enfants 8-12 ans)
Ces ateliers, destinés aux enfants, aux ados et adultes, favorisent l’exploration des médias, la créativité, la découverte du terroir Bugiste et la création de contenu avec des outils accessibles. Ces ateliers sont créés spécialement pour notre public Bugiste, sur la base de formations données par nos intervenants dans des centres de formation professionnelles ou directement au sein des rédactions des médias.
Plus d’informations ici : https://www.residence-storymilcats.com/services/
Grâce à nos parrains et marraines, nous pouvons offrir des ateliers ou des rencontres de grandes qualités, en savoir plus sur nos parrains : https://www.residence-storymilcats.com/les-parrains-et-marraines-de-lasso/
ou sur nos partenaires : https://www.residence-storymilcats.com/nos-partenaires/
Focus Ateliers “Tourner et monter avec un smartphone” :

Cet atelier vise à former les participants, adolescents (14-18 ans) et adultes débutants, à l’utilisation optimale de leur smartphone ou tablette pour la production de contenus audiovisuels de qualité. Il est dispensé par des professionnels des médias.
À travers un programme progressif et structuré, les participants apprendront à exploiter pleinement les capacités de leur appareil en maîtrisant les techniques de photographie et de vidéographie, de la capture d’images à la publication en ligne.
L’atelier couvre des compétences essentielles telles que la prise de vue professionnelle, les bases de la narration visuelle, les règles de cadrage, la gestion de la lumière et la prise de son. Les participants découvriront également comment filmer des séquences variées (interviews, plans séquence, timelapses) et acquerront des compétences en montage vidéo, notamment l’ajout de titres, sous-titres, et habillages graphiques pour enrichir leurs vidéos.
En plus de ces aspects techniques, l’atelier intègre une compréhension des médias numériques et des réseaux sociaux, permettant aux participants d’adapter leurs productions aux exigences des différentes plateformes de diffusion. À l’issue du programme, chaque participant sera capable de produire un court documentaire, un reportage ou une vidéo face caméra, incluant tous les éléments nécessaires pour une diffusion professionnelle. Ces créations seront publiées sur les réseaux de « Petit Bugiste et Grand Curieux » ainsi que sur leurs propres comptes, afin de maximiser l’impact et l’engagement de leurs contenus.
L’objectif de cet atelier est de fournir aux participants les compétences nécessaires pour concevoir et réaliser des contenus audiovisuels attractifs et adaptés à l’écosystème des médias numériques, tout en renforçant leur compréhension des enjeux contemporains des médias en ligne.
Cet atelier est destiné à tous ceux qui souhaitent, dans un cadre personnel, associatif, professionnel, mieux maitriser les codes contemporains de communication ou simplement les code de la création audiovisuelle.
L’intervenante :

Nadia Berg, formatrice et experte en nouveaux médias, travaille depuis plus de quinze ans dans les domaines du journalisme, de la communication et de l’audiovisuel. Spécialisée dans la vidéo mobile et le storytelling transmédia, elle accompagne régulièrement des professionnels de grandes entreprises telles que France Télévisions, la RTS, Orange ou la Société Générale, en intervenant directement au sein de leurs équipes. Elle collabore également avec des centres de formation continue et initiale, comme le Centre de formation des journalistes, la Sorbonne, l’INA, Sciences Po Grenoble et Samsa, un leader en vidéo mobile.
Nadia développe aussi des ateliers destinés aux ONG et à des institutions culturelles, notamment pour l’Institut Français en Croatie. Au fil de sa carrière, elle a pris part à de nombreuses conférences, notamment au Forum Blanc en Haute-Savoie, à Budapest pour l’Institut Français et à Biarritz pour le Fipa Doc. Elle a par ailleurs été invitée à un TEDx en Amérique latine, où elle a exploré l’impact du storytelling transmédia dans les projets éducatifs et sociaux.
En parallèle de son travail de formatrice, Nadia Berg poursuit une carrière de journaliste, réalisatrice, auteure et productrice. Après avoir passé cinq ans et demi en tant que cheffe de service et journaliste dans une agence de presse spécialisée en sciences et santé à Paris, elle est retournée dans son Bugey natal pour fonder l’écosystème LongStoryLab dont “Story MILCATS fait partie”.
Passionnée par les récits du quotidien et les archives, elle se passionne pour la mise en lumière des histoires singulières, qu’elles soient contemporaines ou historiques, à travers divers formats : web, audio, reportage, documentaire, livre, etc.
Nadia est également titulaire d’un certificat d’État en éducation aux médias et à l’information, ainsi que d’un certificat en gestion et administration d’associations, qu’elle utilise pour renforcer les activités l’écosystème LongStoryLab plus particulièrement des activités de Story MILCATS..
Nos Conférences :
L’association propose un cycle de quatre conférences dédié à l’intelligence artificielle (IA), accessible à un public curieux, néophyte, souhaitant comprendre cette technologie omniprésente. Chaque session mêlera théorie et pratique pour explorer les usages concrets de l’IA.
– Introduction à l’IA générative : une découverte des outils de création automatisée (texte, image,) et des questions de droit qui l’accompagnent.
– IA en science et médecine : exploration de son utilisation dans la recherche, la santé et dans les sciences humaines (reconnaissance de texte, analyse de document en masse).
– IA et avenir du travail : impact sur les métiers, automatisation et compétences requises pour s’adapter à cette révolution technologique. Mise en place de la gestion de projet, d’assistant IA…
– Éthique et régulation de l’IA : discussion sur les biais, la vie privée et la responsabilité des utilisateurs dans l’usage de ces technologies. Protéger sa vie privée, connaître les trucs et astuces pour ne pas disperser ces informations personnelles dans les limbes du web.
Ateliers pratiques et discussions enrichiront chaque session, offrant un regard concret sur l’IA dans la vie quotidienne et professionnelle.
Ce cycle sera proposé à l’espace Rameaux à Belley, plus d’informations dans quelques semaines.
Petit Bugiste et Grand Curieux
Notre nouvelle rubrique culturelle souhaite mettre en lumière les artistes qui nous inspirent. Si vous souhaitez proposer des créateurs ou participer à la rédaction, nous sommes ouverts à vos suggestions. Écrivez-nous à : nberg@longstorylab.net
exemple ici avec notre article sur Gilles Roudrière – Photographe
Un coup d’œil dans le rétroviseur sur les 6 mois passés :
La résidence Valleys and Plains
Cette année, le duo Valleys and Plains, composé de Stéphane Montigny et Olivier Goulet, a mené une résidence hybride à « La Charmeuse » (de mai à fin septembre 2024), explorant de nouvelles formes sonores. Leur travail a culminé dans une performance immersive restituée au public le 27 septembre à la Casa Vava, après un concert d’ouverture en mai 2024 au café de la Place à Virieu. Les spectateurs ayant assisté aux deux prestations ont pu constater l’ampleur du travail réalisé par l’équipe, tant sur le plan musical que scénographique, au cours de ces cinq mois.
En ouverture de la restitution, un court film sur le travail de Luc Ferrari a été projeté, suivi d’une œuvre de Brunhild Ferrari, spécialement venue de Paris pour l’occasion. Un grand merci à elle pour son soutien à cette résidence, qui s’inspire des chemins de la musique électroacoustique, de la transe, et de la musique concrète. La rencontre avec cette grande dame de la création contemporaine, compositrice reconnue et engagée, a été un moment fort pour les musiciens présents.
Story Milcats continue de s’investir dans ce projet au long cours, aux frontières de l’art contemporain, de la musique et de la création immersive… mais c’est un projet global porté par l’ensemble de l’écosystème LongStoryLab.
Mutin(R)y production produit un documentaire sur la création artistique qui sortira en 2025 au sujet de Valleys and plains, entièrement tournée au Smartphone, Gyom.net s’engage dans la création graphique et le mapping pendant que Story MILCATS aide à la recherche de subventions et la production du spectacle et la création de la scénographie.
Les moments forts des six derniers mois
Concert avec Vues acte 2 – 19 mai 2024
La deuxième édition du Concert avec Vues a rassemblé 250 personnes dans le jardin de La Charmeuse. Cet événement, qui s’est étalé de midi à minuit, a proposé une journée d’activités variées :
Street food à base de produits locaux et biologiques
Exposition photo d’Armony Dailly, qui a présenté son projet « Meufs de Bitume »
Ateliers d’art : vannerie d’art avec La Grisette et mini-édition avec Aude Barrio
Concerts avec Lou Rivaille et The Swing Gamblers, suivis d’une jam session en soirée
Chaque année, l’événement attire un public grandissant, soulignant l’intérêt pour ces rencontres familiales et culturelles. Nous espérons que cette dynamique se poursuivra lors des prochaines éditions. Tous les ans lors du week-end de pentecôte !

Exposition d’Olga Kravets – juin à septembre 2024

De juin à septembre, Olga Kravets, co-fondatrice de Story Milcats et photojournaliste, a exposé son travail au Café de la Place à Virieu, à l’invitation de Jérôme Pruniaux. L’exposition présentait 21 tirages et 2 livres retraçant son parcours, des montagnes du Caucase aux paysages du Bugey. Les visiteurs ont pu découvrir des œuvres issues de son exposition au festival d’Arles en 2018, ainsi que des tirages inédits. La vente des tirages a permis de financer de futures résidences artistiques, notamment autour du projet Auteur en exil.
Cette exposition était produite par Mutin(R)y production, entreprise de production transmédia faisant partie de l’écosystème LongStoryLab.
Concert de Marcela – 18 juillet 2024
Le 18 juillet, Marcela Cisarova, chanteuse et danseuse tsigane d’origine Kalderash, a offert un concert dans le village de Ceyzérieu. Accompagnée de son groupe, Marcela a rassemblé plus de 150 personnes pour une soirée festive. Précédé d’un atelier de chant tzigane, cet événement a permis au public de découvrir un répertoire à la fois puissant et émouvant, mêlant exil et tradition musicale.

Petit Bugiste et Grand Curieux
Petit Bugiste et Grand Curieux a produit plusieurs reportages ces derniers mois, couvrant l’inauguration de la salle Julien Richard à Ceyzérieu, les activités de l’Observatoire du Col de la Lèbe, ainsi que des événements culturels comme le Papier Patelin et le Kroma Festival. Ces productions ont permis de valoriser la dynamique culturelle locale.
Pour les découvrir, rendez-vous sur notre chaine Youtube : @longstorylab
Forum des associations – septembre 2024

En septembre, Story Milcats a participé au forum des associations de Ceyzérieu. Cette participation a permis de renforcer notre ancrage local et de présenter nos projets à un public plus large.
pour en savoir plus sur nos activités (résidences, ateliers, conférences, médias ou évènements… contactez nous )
Les évènements à venir
L’événement phare de cette année, le Concert avec Vues acte 3, aura lieu, mais pour maintenir un prix d’entrée libre, nous sommes à la recherche de partenaires financiers, de bonnes volontés, etc. vous pouvez faire un don ou nous aider à rédiger et à mettre en page les dossiers pour le mécénat et les subventions !
Nous soutenir
L’engagement de nos bénévoles est essentiel pour continuer à faire vivre l’association. Que ce soit pour l’organisation d’événements, la mise à jour du site internet ou tout autre projet, toutes les contributions sont bienvenues. N’hésitez pas à nous rejoindre !
Merci pour votre soutien et à très bientôt pour une année 2024/2025 placée sous le signe de la créativité et des médias…
Nadia Berg, pour Story MILCATS
Le Foyer Rural de Ceyzerieu
C’est une association loi 1901 menée par des bénévoles depuis 1967, date de sa création par Monsieur Julien RICHARD. Il sera président de l’association durant 15 ans ! Puis d’autres présidents se succèderont… avec toujours le souci de proposer des activités variées et de qualité aux adhérents, mais aussi de mettre en avant les talents du Bugey et les aider à trouver leur public !
C’est un héritage que nous prenons soin de conserver. La philosophie des foyers ruraux est l’éducation populaire et le partage des savoirs… la devise du Foyer Rural de Ceyzérieu !
Le Foyer Rural est Espace de Vie Sociale depuis janvier 2019. Cet agrément est donné pour une période de quatre ans et est renouvelable à l’issue de cette période sur présentation d’un projet social. Cet agrément a pour objectif de mettre l’habitant au cœur des projets !
1 place de la Mairie 01350 Ceyzérieu
bienvenue@foyerruralceyzerieu.fr
04 57 29 08 29 | 06 25 96 90 97



















